Mark Hrynioch

C’est toujours un plaisir de rencontrer des gens passionnés. Lorsqu’ils sont authentiques et éduqués, quel réel bonheur.

 

Mark Hrynioch est un comédien moderne. Formé dans diverses écoles (Les Ateliers Danielle Fichaud, Tom Todoroff Studio, L’École de Mime Omnibus), il s’est ensuite tracé un cheminement autodidacte afin de performer au théâtre, au cinéma, en animation, en danse, etc.  Il a également suivi une formation à l’UDA pour des rôles de policier-pompier-ambulancier. Polyvalent, il roule sa bosse depuis 2007.

 

Son ouverture au monde a débuté très tôt. Il voyage sac-à-dos dès l’adolescence, puis travaille en Europe et en Asie. À l’aube du présent siècle, il est diplômé de l’Université de Sherbrooke en Rédaction et communication après des études collégiales en Sciences pures puis en Lettres. Il gagne bien sa vie en enseignant le français et l’anglais, mais il ressent le besoin de faire quelque chose qui le passionne. C’est donc à 30 ans qu’il s’inscrit au Collège Lionel-Groulx en Interprétation théâtrale. Il a trouvé sa voie, voire sa vocation.

 

MC – Tu as un patronyme peu commun. Comment prononces-tu ton nom de famille et d’où vient-il?

 

MH – (ri-nioche) Les h sont purement esthétiques et symétriques. C’est d’origine slave selon mon grand-père polonais. Les gens me le demandent souvent et me prennent pour un Latino, bien que mon père soit allemand, et ma mère, philippine. Cela fait donc de moi un Eurasien canadien… né à Côte-des-Neiges!

 

MC –  Ton CV est impressionnant. Revenons sur ton parcours artistique.

 

MH – J’ai commencé au Carré-Théâtre en interprétant le personnage principal de Fadinard dans Un Chapeau de paille d’Italie de Labiche, et ce, pendant plusieurs étés sous la direction d’Anouk Simard. J’ai monté et joué beaucoup de textes de Sacha Guitry, ce qui m’a permis d’obtenir tous mes crédits UDA. Je me suis produit en spectacle solo dans La Voix humaine pour le Festival Fringe après avoir adapté ce texte de Jean Cocteau. Les auteurs à textes m’ont toujours attiré. Avec mon ami Yvan Ross, j’ai partagé la scène dans une pièce de Jérôme Touzalin, Le Passager clandestin, que nous avons quelque peu modernisée. L’auteur a même traversé l’Atlantique pour sa première fois afin d’assister aux représentations et découvrir notre coin de pays.

Côté télévision, on m’a offert de beaux rôles dans Yamaska, Being Human et Destination cauchemar.

 

MC – Selon toi, outre le talent, qu’est-ce qu’il faut pour percer dans ce milieu?

 

MH – La passion, la persévérance et les contacts. Le sourire aussi. Et puis ne jamais sous-estimer même les petits projets. J’ai joué dans un court-métrage qui s’est rendu à Cannes et j’ai fait de très belles rencontres.

 

MC – Dans un avenir proche, quels sont tes projets?

 

MH – Relever d’autres défis autant sur la scène qu’à l’écran. J’anime au Casino de Montréal et au Casino du Lac-Leamy depuis plusieurs années comme personnage, danseur, MC, etc. On m’y reverra d’ailleurs en Michael Jackson cet été. Parallèlement, je passe des auditions pour des rôles au cinéma, à la télévision et pour des publicités. Les gens me perçoivent comme quelqu’un de doux et pacifique, mais j’adore interpréter les méchants! L’anti-casting me stimule, cela me sort de ma zone de confort. J’aimerais jouer des rôles plus intenses tout en continuant d’animer dans les deux Casinos.

 

MC – Où te vois-tu dans cinq ans?

 

MH – Je souhaite tenir un rôle récurrent dans une série ou un premier rôle dans un long-métrage. D’ici là, je vais continuer à faire du théâtre par plaisir, à divertir le public, les faire rire. Tâter les planches à l’étranger fait aussi partie de mes projets à long terme, comme j’adore jouer autant en anglais qu’en français.

 

MC – D’un point de vue plus personnel, quel est ton style de vie?

 

MH – Le bonheur est un choix, telle est ma philosophie de la vie. C’est une citation de Michael J. Fox, un de mes acteurs préférés que j’admire pour son courage, son optimisme et sa détermination. Je cultive le bien-être grâce à un mode de vie sain et stimulant, et je m’entoure de gens positifs.

 

MC – Citadin?

 

MH – Je suis « un vrai Montréalais ». J’aime les grandes villes. Paris est ma ville phare, un bouillon de culture où je me retrouve le plus souvent possible pour m’abreuver de théâtres… et de champagne!

 

MC – Des voyages marquants?

 

MH – Oh que oui! J’ai surtout voyagé en Europe et en Asie, et récemment j’ai traversé les États-Unis en Ford Mustang afin de découvrir l’Amérique profonde. Mes principaux coups de cœur : Nashville, Prague, Manille, Vancouver, Porto et bien sûr New York. Une de mes prochaines destinations, c’est de me perdre dans les déserts de l’Arizona… une sorte de voyage anti-casting, moi qui suis si citadin!

 

MC – Que lis-tu en ce moment?

 

MH – Je privilégie la richesse et la qualité de l’écriture. Amoureux des mots, je traîne toujours mon Petit Robert. Je revisite mes classiques de temps en temps, j’aime aussi les romans noirs d’auteurs moins connus. Présentement, je lis Éric-Emmanuel Schmitt, Frederick Exley et Amélie Nothomb.

 

MC – Écran ou papier?

 

MH – Papier.

 

MC – Sportif?

 

MH – Je vais au gym pour garder la forme. J’aime nager, faire du vélo, patiner, danser et sauter de joie. Dans mon cas, c’est du « chest-jambes »!

 

MC – Que fais-tu pour te détendre?

 

MH – Je plonge dans la musique. J’écoute de tout : du classique, des bandes sonores, de la musique populaire, des chansons françaises, du R&B, du country… Je joue de la guitare et du piano depuis l’adolescence; la musique occupe une place importante dans ma vie. J’ai commencé à chanter. Mon professeur, Roger Ferber, m’apprend beaucoup de techniques pour détendre la voix et l’esprit.

 

MC – Merci Mark. Nous avons passé un bon moment avec toi et nous te souhaitons tout le succès que tu mérites.

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